Border (verbe)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Verbe 

XII e siècle. Dérivé de bord.
1. . Mettre en place le bordé d'un navire.


Border une voile, l'arrêter, la tendre en faisant effort sur les écoutes. Border les avirons, les assujettir sur le bord de l'embarcation, prêts à être utilisés.
2. Garnir d'un bord, d'une bordure l'extrémité d'un objet, la limite d'une surface. Border un manteau, le d'hermine. Border de franges un tapis, un abat-jour. Border un filet, en consolider les bords au moyen d'une corde. Border un canal de peupliers. Border une allée, une plate-bande, planter une rangée d'arbres, de fleurs, etc., sur ses bords. Spécialt. Border un lit, glisser les bords du drap supérieur et des couvertures entre le sommier et le matelas. Par méton. Border un malade, un enfant dans son lit ou, ellipt., un enfant, un malade.
3. S'étendre le long de, constituer la bordure de. Le quai, la chaussée qui borde la rivière. Un ruisseau, un fossé borde ce jardin. Une grande allée d'arbres borde le canal. Les précipices qui bordaient notre route. La foule bordait l'avenue par où le cortège devait passer. Border la haie, en parlant de troupes, former une ligne sur un des côtés ou de chaque côté d'une rue, d'un chemin où doit passer un personnage important, un cortège, etc.


Vieilli. Border la côte, la longer, la suivre de très près.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Garnir sur le bord d'un ruban, d'un galon, d'un morceau d'étoffe, de toile, etc. "Border un manteau, le d'hermine. Border un chapeau d'un galon d'or. Border des souliers. Border des rideaux."
"Border un filet," Attacher une corde autour d'un filet pour le rendre plus fort.
"Border un lit," Engager le bout des draps et de la couverture entre le bois de lit et la paillasse ou le matelas. On dit dans le même sens "Border un drap, une couverture, etc." Par extension, "Border quelqu'un dans son lit," ou absolument, "Border quelqu'un."
En termes de Marine, "Border un bâtiment," Revêtir sa membrure de bordages. "Border les avirons," Les mettre sur le bord d'un bâtiment à rames, prêts à nager. "Border une voile," L'arrêter, la tendre par en bas. On dit de même "Border les écoutes."
En termes de Jardinage, "Border une planche," Relever avec le dos de la bêche la terre des bords, de manière que la planche soit plus élevée que le sentier. "Border une allée, une plate-bande, etc.," Planter une bordure sur ses bords.
Il se dit aussi de Ce qui s'étend, de ce qui règne le long de certaines choses et qui y sert comme de bord. "Le quai, la chaussée qui borde la rivière. Un ruisseau, un fossé borde ce jardin. Une belle prairie qui borde un étang. Une grande allée d'arbres borde le canal. Un parterre bordé de fleurs. Un bassin bordé de gazon. Un lieu bordé de précipices." On dit de même "Les précipices qui bordaient notre route. La foule bordait le chemin par où il devait passer, etc."
"Border la haie," se dit en parlant de Troupes rangées en longue ligne sur un des côtés ou de chaque côté d'une rue, d'un chemin où doit passer un personnage important, un cortège, etc.
En termes de Marine, il signifie aussi Côtoyer, naviguer le long des côtes. "La flotte ne fit que les côtes." Ce sens a vieilli.
"Border un vaisseau ennemi," Le suivre de côté, afin de l'observer.



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 



 1   Terme de marine. Revêtir de bordages la membrure d'un navire.

 2   Étendre le long de certaines choses en forme de bords.
FÉN.: « Les gazons dont un printemps éternel bordait son île »
    Par extension, un champ de fossés, de haies.
    Terme de peinture et de gravure. Entourer les figures d'un tableau d'une teinte qui les fasse ressortir. Garnir de cire les bords d'une planche de cuivre afin de retenir l'eau forte.
    Border une allée, un parterre, y mettre une bordure.

 3   Occuper le bord.
VOLT.: « Nous ne pouvons tous ces retranchements »
VOLT.: « Des légions entières Marchent sur son passage et bordent les frontières »
CHATEAUB.: « Le gouverneur fit d'infanterie la route que René devait suivre »
    Border la haie, en parlant de troupes, être rangé en longue ligne sur le chemin que doit parcourir un cortége. La cavalerie bordait la haie.
    Border la haie s'est dit aussi d'une manière particulière de tirer, lorsqu'une troupe d'infanterie étant sur trois lignes, la première met un genou en terre, la seconde se penche sur l'épaule des premiers, et la troisième se tient debout, pour tirer ensemble sans crainte de se blesser mutuellement.

 4   Border un lit, replier le bord de la couverture sous le premier matelas.
    Terme de marine. Border une voile, la tendre par en bas. Border les écoutes a le même sens.

 5   Garnir le bord d'une étoffe, d'un vêtement avec un ruban, un galon. Border des souliers.

 6   Terme de marine. Côtoyer. La flotte ne fit que les côtes. Border un vaisseau ennemi, le suivre de côté pour l'observer.
    Dans un sens analogue.
VOLT.: « Si un mobile en une minute borde l'espace ACB qui contiendra 100 milles d'aire, il doit en deux minutes un espace BCD de 200 milles »
    Border les avirons, les mettre en place sur le bord de l'embarcation.

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Liv. des mét. 193: Nus ne nulle ne puet d'or de Luque chapiaus ne ataches ne treçons à boines pelles [perles], fors de boin or ou de fine soie
    XVème siècle
CH. D'ORL.: « Elle est d'ennuy si fort bordée ; Dieu scet que l'ay chiere achaptée, Sans gueres d'argent de plaisir »
LOUIS XI: « Le soleil ses rayes envoyoit et despartoit dessus la terre peinte et bordée de belles fleurs »
    XVIème siècle
MONT.: « Les nations qui bordent la mer Mediterranée »
MONT.: « Deux ruisseaux bordez de beaux arbres »
AMYOT: « Il fit leur pavois tout alentour d'une lame de cuivre »

ÉTYMOLOGIE
    Bord ; bourguig. bodai.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE BORDER.

 7   Ajoutez :
    En termes de marine, de tant d'avirons, se dit aussi de l'embarcation qui reçoit tant d'avirons.
     Journ. offic. 31 oct. 1876, p. 7811, 2e col.: Toutes les barques coralines sont construites sur le même modèle ; elles bordent autant d'avirons qu'il y a d'hommes à bord


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Garnir le bord d'une étoffe, d'un vêtement, d'un meuble, etc., en y cousant un ruban, un galon, un morceau d'étoffe, de toile, etc. "Border un manteau, le d'hermine. Border un chapeau d'un galon d'or. Border des souliers. Border des rideaux."
"Border un filet," Attacher une corde autour d'un filet pour le rendre plus fort.
"Border un lit," Engager le bout des draps et de la couverture entre le bois de lit et la paillasse, ou le matelas.
En termes de Marine, "Border un bâtiment," Revêtir sa membrure de bordages. "Border les avirons," Les mettre sur le bord d'un bâtiment à rames, prêts à nager. "Border une voile," L'arrêter, la tendre par en bas. On dit de même, "Border les écoutes."
En termes de Jardinage, "Border une planche," Relever, avec le dos de la bêche, la terre des bords, de manière que la planche soit plus élevée que le sentier. "Border une allée, une plate-bande, etc.," Planter une bordure sur ses bords.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi De ce qui s'étend, de ce qui règne le long de certaines choses, et qui y sert comme de bord. "Le quai, la chaussée qui borde la rivière. Un ruisseau, un fossé borde ce jardin. Une belle prairie qui borde un étang. Une grande allée d'arbres borde le canal." On dit de même: "Les précipices qui bordaient notre route. La foule bordait le chemin par où il devait passer. Etc."
"Border la haie," se dit en parlant De troupes rangées en longue ligne sur un des côtés ou de chaque côté d'une rue, d'un chemin où doit passer un personnage important, un cortége, etc. "Quand le prince passe, les troupes bordent la haie. Nous bordâmes la haie sur un rang, sur deux rangs."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en termes de Marine, signifie aussi, Côtoyer, naviguer le long des côtes. "La flotte ne fit que les côtes." Ce sens a vieilli.
"Border un vaisseau ennemi," Le suivre de côté, afin de l'observer.



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


Garnir l'extrémité de quelque chose, comme d'une jupe, d'un manteau, etc. en y cousant un ruban, un galon, un morceau d'étoffe, etc. "Border un manteau, le d'hermine. Border un chapeau d'un galon d'or".
Il se dit aussi De ce qui s'étend le long de certaines choses, et qui y sert comme de bord. "Ce quai, cette chaussée, bordent la rivière. Une belle pralrie qui borde un étang. Une grande allée d'arbres borde la rivière. Tout le chemin étoit bordé de monde".
"Border la haie," en termes de Guerre, signifie, Disposer des troupes sur un des deux côtés d'un chemin, d'une rue. "Les Régimens des Gardes bordent la haie dans les rues quand le Roi vient à Paris".
On dit, qu'"Un lieu est bordé de précipices, " pour dire, qu'Il y a des précipices tout autour.
On dit, "Border un lit," pour, Engager le bout des draps et de la couverture entre le bois de lit et la paillasse, ou le matelas; "Border un filet," pour dire, Attacher une corde autour d'un filet pour le rendre plus fort; en termes de Jardinage, "Border une allée," pour dire, Y planter une bordure; en termes de Marine, "Border une voile," pour, L'arréter par en-bas; et "Border un vaisseau ennemi," pour, Le suivre de côté, afin de l'observer.



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Border, en termes de Marine, signifie aussi, Côtoyer, marcher le long des côtes. "La flotte ne fit que les côtes".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Garnir l'extrémité de quelque chose, comme d'une jupe, d'un manteau, &c. en y cousant un ruban, un galon, un morceau d'étoffe, &c. "Border un manteau, le d'hermines. Border un chapeau d'un galon d'or."
Il se dit aussi De ce qui s'étend le long de certaines choses, & qui y sert comme de bord. "Ce quai, cette chaussée bordent la rivière. Une belle prairie qui borde un étang. Une grande allée d'arbres borde la rivière. Tout le chemin étoit bordé de monde." On dit, qu'"Un lieu est bordé de précipices," pour dire, qu'Il y a des précipices tout autour.



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



En termes de Marine, signifie aussi, Côtoyer, marcher le long des côtes. "La flotte ne fit que les côtes."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Verbe 

Garnir l'extrémité de quelque chôse, comme des habits, des meubles, avec des galons, des rubans. "Border d'"hermine, "de" martre, d'"un" galon d'or.
- Il se dit aussi de ce qui sert de bord à certaines chôses; ce quai "borde la" rivière, cette alée d'arbres "borde le" chemin, etc.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Verbe 


Couvrir, garnit les bords ou les extremitez de quelque chose. "Border un manteau, une juppe, un chapeau".
Il sign. aussi, Servir de bord, "Ce quay, cette chaussée bordent la riviere. une belle prairie borde bien un estang".
Il sig. encore, Estre le long du bord. "La riviere est toute bordée d'arbres. ce chemin est bordé de precipices. est bordé de monde. une courtine bordée de soldats".




Emplacement dans le dictionnaire :

borde
borde-plats
bordeaux
bordeaux (vin de) ou vulga
bordée
bordel
bordelais
bordelaise
bordelaje

bordereau
bordier
bordigue
bordure
borduré
bore
boréal
borée
borgne
borique
bornage




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jules VERNE (L'Île mystérieuse)

...avaient devant eux quelques jours de répit. Le plateau de grande-vue, granite-house et le chantier de construction étaient momentanément préservés. Or, ces quelques jours, il fallait les employer à border le navire et à le calfater avec soin. Puis, on le lancerait à la mer et on s'y réfugierait, quitte à le gréer, quand il reposerait dans son élément. Avec la crainte de l'explosion qui menaçait de...


Citation n°2 de Edmond ABOUT (La Grèce contemporaine)

...je disais que c'est un lieu de plaisance, je mentirais comme un historien grec. La route est mal entretenue, et tiendrait mal son rang parmi nos chemins vicinaux. Les arbres dont on a essayé de la border sont morts, ou mourants, ou malades ; les quatre ou cinq cabarets qui se dressent à droite et à gauche ne sont pas des parthénons ; les champs d'orge ou les terrains incultes qu'elle traverse ne...


Citation n°3 de BERNARDIN DE SAINT-PIERRE (Études de la nature : t. 1)

...se répandoient le long des filets d'eau qui couloient des sommets de ces collines de roc, s'étendoient en longs rayons jusqu'à travers les bois dont leurs flancs étoient couverts, et venoient border leurs lisières en se confondant avec une multitude de fraisiers et de framboisiers. La nature, pour dédommager ce pays de la rareté des fleurs apparentes qu'il produit en petit nombre, en a...


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